• Yvain

    Isabeau de Porcelet

    Yvain dit Pass’Temps
     Je m’appelle Yvain. Je suis né en 1168 dans une haute vallée des Alpes, dans le fief des Bérard de Meyronnes. Ma famille était installée au bord d’un torrent et vivait durement cultivant le blé pour le pain, élevant les moutons pour la laine, la viande et les peaux et préparant les fustes de mélèzes qu’on descendait l’été comme bois de construction, pour les bâtiments et les bateaux sur les côtes de Provence.

    Lors du pèlerinage à Saint Ours en 1190, j’apprends que le Roi de France Philippe Auguste part à la Croisade contre les Infidèles en Palestine. Je décide avec quelques compagnons de le rejoindre. Partant seulement avec quelques outils transformés par le forgeron pour les rendre plus efficaces, j’y apprendrai le combat avec des armes longues, et même à me servir d’une arbalète !

    A côtoyer d’autres soldats j’y apprendrai aussi les règles particulières de l’héraldique. Nous irons avec le Roi jusqu’au siège de Saint Jean d’Acre et voudrons poursuivre le pèlerinage jusqu’à Jérusalem. Mis dans l’impossibilité d’y parvenir, nous ramènerons tout de même une sainte relique : un morceau de la Vraie Croix. Pendant cette période, je m’adonnais à mon grand plaisir, en jouant à des jeux de chez nous, d’autres communs à plusieurs pays d’Europe et certains encore appris en Orient dont je ramènerais même un exemplaire.... C’est pendant le voyage du retour, sur un bateau génois, que je rencontrerai Guilhem de Porcelet, un petit seigneur de Provence.

    De retour chez nous, nous plaçâmes la relique non pas dans notre chapelle au Hameau des Mats, dédiée aux travailleurs du bois, mais plutôt dans celle du Hameau des Payans qui rassemblait de "mauvais chrétiens" qui vivaient dans ces hautes vallées où la marque du Comte de Provence était moindre et où les gens étaient un peu plus libres.

    Mais pour avoir goûté à la grandeur du monde et à la clémence des hivers sans neige, je me décide, après la grande foire de Seyne, à redescendre vers la côte. C’est au cours de ce périple que je vais retrouver Messire Guilhem de Porcelet qui voyage avec sa maisnie en Provence. J’entrerai à son service à titre de miles, fort de l’expérience acquise aux cours des années de la Croisade, entre 1191 et 1193.

    Yvain

    Yvain

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :